En 1939, Jean Daetwyler fut chargé de composer une marche pour le 50e anniversaire du Mittelwalliser Musikverband. Il a appelé sa pièce Marignan March.
Je lis ceci dans Wikipedia: «Notre Valais est l’hymne officiel du canton du Valais, en Suisse. Il a été composé en 1890 par Ferdinand Othon Wolf en se basant sur un texte du poète Leo Luzian von Roten. Marignan est, quant à lui, l’hymne officiel orchestral du canton du Valais. Ce canton étant bilingue, il en existe une version en français et une en allemand.
En 2015, durant les festivités du bicentenaire de l’entrée du Valais dans la Confédération, Jacques Melly, alors président du Conseil d’État, lance l’idée d’officialiser un hymne cantonal. Le 27 avril 2016, le Conseil d’État valaisan reconnaît Notre Valais comme hymne officiel du canton du Valais, ainsi que la marche Marignan comme hymne officiel instrumental du canton du Valais. Le jour même, une cérémonie officielle a eu lieu sur la place de la Planta. L’hymne a été interprétée par l’Harmonie municipale de Sion accompagnée de la chanteuse Sylvie Bourban. Notre Valais a toujours été considéré comme l’hymne valaisan. En officialisant Marignan, le Conseil d’Etat allie donc texte et forme orchestrale.
La première partie a été composée par Jean Daetwiler, 1907-1994, dans le plus pur esprit militaire, «carré comme pas possible». La seconde partie est a priori un mauvais copier/coller de Notre Valais.
Voici la partition originale chantée de Mon Valais:

À la quatrième ligne de la partition ci-dessus, au passage «Noble pays de mes amours» (en accord de Ré7), la chanteuse Sylvie Bourban entonne – et également la fanfare –, suivant en cela fidèlement la partition remaniée de «Notre Valais», un Si à la place d’un Do, ce qui nous fait passer l’accord de Ré7 à un banal accord de Sol d’une indigeste platitude. Une facétie ou feinte probablement de Jean Daetwiler reprenant dans Marignan ce même «Notre Valais» chanté depuis 1890 par des générations de Valaisannes et Valaisans! Cacophonie assurée à la Foire du Valais de Martigny.
Pour comparaison, voici les mesures 120 et ss. de la partition originale de Jean Daetwiler en LaBémol:, qui ne reprend pas très fidèlement celle de Ferdinand Othan Wolf, voire la sabote:

Il y a parfois des accords qui font crisper la mâchoire.
Eux au moins le chantent «juste», bien que fort, «Notre Valais»!
